Des logements anciens et énergivores

Plus d'un tiers des bâtiments wallons ont été construits avant 1919. Les passoires thermiques y sont proportionnellement plus nombreuses qu'ailleurs, et la morphologie des habitations aggrave la facture. À performance énergétique égale, un Wallon consomme davantage, et donc paie davantage d'énergie.

Le mazout, une énergie encore très importante en Wallonie

Une part importante des foyers wallons se chauffent encore au mazout, dont le prix a pratiquement doublé depuis la recrudescence des tensions géopolitiques. La situation pourrait se compliquer davantage : la TVA sur le mazout est appelée à passer de 6 % à 21 %, une mesure que le ministre-président wallon souhaite temporiser.

Les prix du mazout aujourd'hui

La forte présence des voitures

En Wallonie, la voiture n'est pas un luxe, c'est une nécessité. Quelques chiffres qui parlent d'eux-mêmes :

  • 85 % des distances parcourues dans la région se font en automobile ;
  • Plus d'1 véhicule sur 3 roule au diesel : une proportion supérieure aux autres régions ;
  • Le diesel augmente plus vite que l'essence, avec des prix dépassant 2,48 €/litre.

Faute de transports en commun suffisamment denses et d'une culture du vélo comparable à la Flandre, les Wallons subissent de plein fouet cette hausse à la pompe.

Des tarif de réseaux plus élevés

Dans les zones peu densément peuplées, les coûts de réseau se répartissent sur moins de ménages, ce qui fait mécaniquement grimper la facture. En 2026, les tarifs de distribution wallons ont encore augmenté de 8 %. En additionnant tarifs de réseau et nouvelles accises fédérales, un ménage moyen wallon paiera 53 € de plus qu'en 2025, contre 34 € pour un Flamand ou un Bruxellois.

Face à ce constat, plusieurs leviers existent :

  • Rénover son logement : les primes "Rénolution" financent isolation, double vitrage ou pompe à chaleur ;
  • Comparer les fournisseurs : les offres varient significativement d'un fournisseur à l'autre en Wallonie ;
  • Adopter les nouvelles plages tarifaires : le "Tarif IMPACT" wallon (dès 2026) permet de réduire sa facture en décalant sa consommation aux heures creuses, jusqu'à cinq fois moins chères qu'aux heures de pointe.