Comment la France permet de faire baisser le taux de CO2 de la Belgique
La Belgique importe environ 15 % de sa consommation électrique. Une grande partie de ce flux provient de France, dont le mix énergétique décarboné à plus de 95 % allège directement le réseau belge et réduit son recours aux combustibles fossiles (pétrole, gaz et charbon). Le Bilan électrique 2025 de RTE, le gestionnaire du réseau de transport français, confirme que la France a exporté un volume record de 92,3 TWh vers ses pays voisins. Pour la Belgique, ce courant n'est pas un simple flux commercial : il représente une aide concrète et mesurable.


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La dépendance belge aux importations
Malgré la montée en puissance de l'éolien et du solaire, la Belgique reste structurellement importatrice. Sa production nationale ne suffit pas à couvrir l'intégralité des quelque 80 TWh consommés chaque année sur son territoire.
- Le recours aux voisins : environ 15 % de l'électricité consommée en Belgique est importée, principalement depuis la France et les Pays-Bas.
- La réalité du terrain : ces importations compensent les creux de production renouvelable et évitent de solliciter des centrales thermiques locales, à la fois plus coûteuses et plus émettrices de CO2.
Un bilan carbone amélioré
L'avantage environnemental est direct. Le mix électrique français, composé à plus de 95 % d'énergies bas-carbone (nucléaire et renouvelables) se substitue mécaniquement à une production belge souvent plus carbonée lors des pics de consommation. Selon les données de RTE, les exportations françaises ont permis d'éviter 27 millions de tonnes de CO2 à l'échelle européenne en 2025. Plus d'un quart de cette baisse d'émissions a été capté par la zone Allemagne-Belgique. En pratique, chaque mégawattheure importé de France se substitue à des combustibles fossiles et allège immédiatement le bilan carbone du consommateur belge.
Un équilibre sous tension
Si cet apport est devenu structurel pour le mix belge, il place aussi la Belgique dans une situation de dépendance vis-à-vis des capacités de transit du réseau européen.
Pour les analystes, le paradoxe est double :
- Côté français : l'ampleur des exportations traduit aussi une électrification de l'économie nationale qui peine à s'accélérer. Les surplus partent chez les voisins plutôt que de remplacer les 53 milliards d'euros d'hydrocarbures importés chaque année.
- Côté belge : l'enjeu consiste à sécuriser ces flux tout en développant davantage de flexibilité locale, pour ne pas rester exposé aux fluctuations des marchés de gros, où le prix du mégawattheure peut varier fortement selon les tensions géopolitiques.
La France joue aujourd'hui un rôle de carrefour électrique en Europe. Pour la Belgique, c'est un levier concret pour avancer vers ses objectifs climatiques, en attendant de pouvoir produire, seule et en toutes circonstances, une électricité décarbonée à un coût compétitif.


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