5 conseils pour choisir une assurance solde restant dû
L’assurance solde restant dû (ASRD) n’est pas obligatoire de manière légale. Cependant, vous devrez en contracter une lors de la conclusion d’un emprunt important tel qu’un prêt hypothécaire. Ce type de crédit s’étalant par principe sur une longue période, vous avez tout intérêt à l’associer à une ASRD choisie minutieusement pour payer le moins possible chaque mois. Découvrez nos 5 conseils pour éviter les pièges et choisir l'assurance adaptée à vos besoins
1. Comparer les différentes offres d’assurance solde restant dû
Souscrire un prêt hypothécaire ou autre crédit ne vous oblige pas à contracter une assurance solde restant dû auprès du même organisme prêteur. Par conséquent, vous pouvez tout à fait comparer en détail les offres de plusieurs établissements financiers et assureurs afin de profiter du meilleur rapport qualité/prix.
En plus du montant de la prime et de son fonctionnement, analysez les différentes formules proposées en vérifiant si elles contiennent ou non des options et quelle flexibilité elles offrent.
Si votre crédit est refinancé, l’assurance peut-elle être adaptée ? Les prêteurs proposent parfois une réduction du taux d’intérêt si vous souscrivez une assurance solde restant dû (ASRD) chez un assureur de leur choix. Mais attention, cette offre peut sembler avantageuse sur le papier, mais la prime de l’ASRD recommandée peut être élevée et annuler les économies faites sur le prêt. Parfois, il est plus intéressant de choisir une ASRD ailleurs, même si cela signifie un crédit légèrement plus cher.
2. Vérifier si un avantage fiscal est possible
Vous souhaitez profiter d’un avantage fiscal sur votre prime d’assurance solde restant dû ? Dans ce cas, sachez qu'il est indispensable de :
- Souscrire l'assurance à votre nom ;
- Avoir moins de 65 ans ;
- Avoir la pleine propriété ou l'usufruit du bien immobilier (lors d'un crédit hypothécaire) ;
- Payer votre prime l'année où vous souhaitez bénéficier de l'avantage fiscal ;
- Avoir un contrat d'au moins 10 ans.
Cependant, il n’est pas toujours intéressant d’inclure votre ASRD dans votre déclaration d’impôts. Cela dépend des situations. En effet, le faire est conseillé lorsque l’enveloppe fiscale (qui varie d’une région à l’autre), n’est pas déjà pleine. Cette situation peut se rencontrer lorsque vous n’avez pas encore remboursé une grosse partie de votre prêt.
Si vous avez opté pour une prime unique, cela peut être avantageux si vous souscrivez une ASRD en fin d'année pour un investissement imposable l'année suivante. Quant au fait de ne pas déduire fiscalement votre prime, cela vous conviendra dès lors que vous désirez déléguer à vos proches le montant le plus élevé possible. En effet, votre capital en cas de décès ne sera pas taxé.
3. Réfléchir à la répartition de la couverture
Lors de la souscription d’une assurance solde restant dû, vous pouvez décider d’emprunter avec votre conjoint(e). Vous avez alors le choix entre plusieurs formules et notamment :
- Une répartition 50/50 : cela signifie que chaque partenaire s’assure à hauteur de 50 % du montant emprunté. Si une personne du couple décède, l’autre devra rembourser la moitié du solde à l’organisme prêteur. La moitié restante sera prise en charge par l’ASRD.
- Une répartition 75/25 : cette répartition est d’ordinaire choisie lorsque l’un des conjoints gagne plus que l’autre. En effet, il est judicieux que celui profitant d’un salaire plus élevé soit davantage assuré afin que la personne la moins nantie ne doive plus que payer 25 % du solde de l’emprunt en cas de décès de son (sa) partenaire. Par ailleurs, vous pouvez également opter pour une formule sur mesure. Le pourcentage sera alors basé sur les revenus respectifs de chacun.
- Une couverture 100/100 : cette configuration offre une protection totale puisque votre compagnon(gne) et vous-même êtes couverts à 100 %. Autrement dit, vous n’aurez plus rien à rembourser en cas de décès de votre partenaire.
4. S’intéresser au paiement de la prime
Au moment de la souscription de votre ASRD, vous devrez choisir le type de prime :
- une prime unique à verser lors de la signature du contrat : vous payez la totalité de la prime en une fois et vous n’avez plus que votre emprunt à rembourser ;
- une prime annuelle à payer pendant les deux tiers de la période assurée ;
- une prime étalée sur toute la durée du contrat.
Faites attention au fait que dans ces deux derniers cas, il est possible que la prime ne soit pas fixe mais varie tous les trois ans. Par ailleurs, payer la prime en une seule fois peut parfois être plus avantageux car cela permet de maximaliser l’avantage fiscal en fin d’année. Toutefois, pensez à demander si vous serez remboursé ou non du solde de la prime en cas de résiliation de votre assurance solde restant dû.
5. Se renseigner pour bien trancher entre prime fixe et variable
Il existe deux possibilités : vous optez soit pour une prime garantie, soit pour une prime non garantie. Dans le premier cas, le montant de la prime, souvent plus élevé, reste fixe pendant toute la durée du contrat d’assurance. Dans le second, il peut être ajusté après les trois premières années par l’assureur lorsqu’il le juge nécessaire, par exemple après une hausse du taux de mortalité. En contrepartie, il est en règle générale plus avantageux au départ. Vous hésitez entre ces deux systèmes ? N’hésitez pas alors à demander davantage de renseignements à votre assureur !
Sachez que vous constaterez des écarts de prix édifiants entre les compagnies d’assurances lorsque vous comparerez les ASRD. Parfois incompréhensibles, ils complexifieront votre recherche de la meilleure offre. Il est donc important que vous preniez le temps de comprendre le fonctionnement de ce type de produit pour être protégé tout en payant le moins possible.