Ce qu’il faut retenir

  • Compte 100 % gratuit : ouverture, gestion, clôture et virements sans frais.
  • Les parents gardent le contrôle sur les retraits et plafonds jusqu’aux 18 ans de l’enfant.
  • Pas de précompte mobilier tant que les intérêts ne dépassent pas 1 900 € par an et par personne.
  • Capital protégé jusqu’à 100 000 € en cas de faillite de l’établissement bancaire.

Les 5 atouts du compte d’épargne jeunes

Destiné aux enfants et adolescents, il combine une fiscalité avantageuse, un contrôle parental fort et une grande souplesse d’utilisation.

Gratuité totale

L’ouverture, la gestion et la clôture du compte ne coûtent rien, tout comme les virements. Seuls les frais de port éventuels pour l’envoi de courriers restent à votre charge.

Facilité d’utilisation

Vous choisissez librement le montant et la durée de l’épargne. Versements possibles à tout moment via internet, mobile, Self’Bank ou en agence.

Contrôle parental

Vous suivez de près les dépenses de votre enfant. Selon les banques, il peut retirer seul de l’argent entre 12 et 16 ans, dans les limites que vous fixez. À 18 ans, le compte devient sa propriété.

Avantage fiscal

Tant que les intérêts restent sous le seuil de 1 900 € par an, aucun précompte mobilier n’est dû. Pour un enfant mineur, ces intérêts s’ajoutent pour moitié à chacun des deux parents.

Protection de l’épargne

En cas de faillite de l’établissement financier, l’épargne est garantie jusqu’à 100 000 € par personne et par banque grâce au Fonds de Protection des Dépôts.

Ouverture dès la grossesse

Certaines banques proposent des comptes pour bébés ouvrables dès le 6e mois de grossesse, ou la réservation d’un numéro de compte avant la naissance.

Comment les parents agissent-ils sur le compte ?

Tant que l’enfant n’a pas 18 ans, vous gardez un œil sur ses finances et déterminez ce qu’il peut faire avec sa carte de débit. Trois règles encadrent vos droits et vos limites.

1

Autorisation des retraits

L’enfant ne peut retirer de l’argent qu’avec votre accord. Vous définissez le montant utilisable par jour ou par semaine.

2

Retrait dans l’intérêt de l’enfant

Vous pouvez retirer de l’argent uniquement pour des dépenses qui le concernent (études, achats utiles), sans recours à un juge de paix.

3

Autorité parentale partagée

En cas de séparation, l’autorité conjointe permet à chacun de gérer le compte. Si elle est confiée à un seul parent, l’autre ne peut plus intervenir.

En cas de doute sur l’intention d’un retrait par un parent, la banque a le droit de le refuser. Une fois majeur, l’enfant pourra réclamer le remboursement des sommes utilisées à d’autres fins que les siennes.

Le compte avec stipulation pour autrui

Vous craignez que votre (petit-)enfant dilapide ses économies à 18 ans ? La stipulation pour autrui permet de garder le contrôle au-delà de la majorité.

Concrètement, vous restez propriétaire du compte d’épargne mais vous désignez un bénéficiaire et la date à laquelle les capitaux lui reviendront. Tant que cette date n’est pas atteinte, vous pouvez retirer l’épargne, modifier l’échéance ou changer de bénéficiaire.

Une fois la date de libération atteinte, le bénéficiaire reçoit l’argent et vous n’intervenez plus. Si vous décédez entre-temps, le compte est bloqué et le montant est versé à la date convenue. Le bénéficiaire devra alors payer des droits de succession.

L’assurance-vie : une alternative à comparer

Pour constituer un capital à votre (petit-)enfant dès la naissance, l’assurance-vie peut compléter ou remplacer le compte d’épargne jeunes. Voici les principales différences.

Les + de l’assurance-vie

  • • Vous y placez autant que désiré, quand vous le voulez.
  • • Souvent plus rémunératrice qu’un compte épargne jeunes.
  • • Vous désignez librement les bénéficiaires.

Les − de l’assurance-vie

  • • Frais d’entrée et de gestion plus élevés.
  • • Durée déterminée à respecter.
  • • Avantage fiscal optimal seulement après 8 ans sans retrait.