En Wallonie, pas de trêve hivernale généralisée pour les expulsions
Contrairement à Bruxelles, où il est interdit depuis deux ans d’expulser un locataire entre le 1er novembre et le 15 mars, la Wallonie ne connaît pas de “trêve hivernale” générale.
Seuls les locataires de logements sociaux bénéficient d’une suspension des expulsions pendant cette période. Pour les autres locataires du privé, les expulsions peuvent toujours avoir lieu, même en hiver, à condition qu’elles soient autorisées par un juge de paix.
Des expulsions toujours nombreuses
Chaque année, plusieurs milliers de ménages wallons sont confrontés à une expulsion ou à une menace d’expulsion.
Les causes sont souvent les mêmes : loyers impayés, perte de revenus, ou conflit avec le propriétaire.
Sur un marché locatif tendu, où les loyers augmentent et les logements abordables se font rares, perdre son toit peut vite mener à une situation de précarité grave.
Un marché du logement sous pression
Comme à Bruxelles, la crise du logement frappe durement la Wallonie. Les listes d’attente pour un logement social dépassent souvent plusieurs années, et les solutions de relogement d’urgence restent limitées.
Pour les familles à faibles revenus, le risque d’exclusion augmente chaque hiver.
Faut-il empêcher les expulsions ?
Le gouvernement wallon met davantage l’accent sur la prévention des expulsions : aide du CPAS, médiation entre bailleur et locataire, ou encore Fonds de prévention des expulsions.
Cependant, ces dispositifs restent peu connus et sous-financés, ce qui limite leur efficacité sur le terrain.
La Wallonie se trouve à la croisée des chemins : faut-il, comme Bruxelles, instaurer une trêve hivernale généralisée, ou plutôt renforcer les mesures structurelles pour rendre le logement réellement accessible ?
Faites-vous partie des 1,2 million de Belges qui paient trop sur leur facture d'énergie ?