Qu’est‑ce que l’allocation d’accompagnement au relogement (ADAR) ?

À partir de 2026, l’ancienne "allocation de relogement" est remplacée par une nouvelle aide baptisée allocation d’accompagnement au relogement (ADAR).

Elle a été pensée pour offrir une aide plus complète et mieux adaptée aux réalités des ménages bruxellois confrontés à des difficultés d’accès à un logement digne.

Une aide en deux volets

Cette nouvelle allocation se compose de deux parties complémentaires :

📦 1. Prime de déménagement forfaitaire

  • Un montant fixe versé une seule fois pour alléger les frais liés au déménagement ;
  • Environ 952,30 € de base, avec une majoration de ~95 € par enfant à charge.

💶 2. Aide mensuelle pour le loyer

Une intervention financière mensuelle destinée à aider à payer le loyer,

  • Versée pendant un maximum de trois ans ;
  • Le montant dépend des revenus du ménage et de sa composition familiale.
Les aides au logement à Bruxelles : montants et conditions

Qui peut bénéficier de l’ADAR ?

L’aide est destinée aux ménages qui remplissent plusieurs conditions principales.

La mesure s’adresse à ceux qui, au moment du déménagement vers un logement situé en Région bruxelloise, se trouvent dans l’une des situations suivantes :

  • Sortie du sans‑abrisme (réinsertion dans un logement stable) ;
  • Victimes de violences domestiques ;
  • Déménagement à partir d’un logement jugé insalubre par les autorités

Les ménages doivent aussi avoir déménagé il y a moins de 6 mois et avoir des revenus inférieurs à certains plafonds fixés par la Région.

Ils doivent également être inscrits comme candidats locataires auprès d’un opérateur de logement social bruxellois (par exemple une Société Immobilière de Service Public).

Pourquoi cette réforme ?

La crise du logement à Bruxelles se caractérise par une forte demande sociale, des loyers souvent élevés et des listes d’attente longues pour le logement social. Dans ce contexte, la Région souhaite :

  • Renforcer l’accès à un logement décent ;
  • Soulager financièrement les ménages les plus fragiles ;
  • Moderniser les outils d’aide existants ;
  • Et mieux coordonner le soutien social avec les politiques de logement.