Ce qui s'éteint aujourd'hui : cinq rubriques nommées une à une
L'annonce n'est pas passée par un communiqué de presse mais par les conditions générales de l'application, modifiées « avec effet au 30 septembre 2026 ». Le texte est court et sans ambiguïté : cinq services « ne seront plus accessibles via l'application Proximus+ », et les articles qui les encadraient — les articles 29 à 43 inclus — sont purement et simplement supprimés.
La raison officielle tient en une ligne : Proximus invoque l'évolution des fonctionnalités disponibles dans l'app. Voici ce que chacune des cinq rubriques faisait réellement, telle que l'opérateur la décrivait lui-même sur ses pages d'aide.
| Rubrique | Ce qu'elle permettait | Partenaire connu |
|---|---|---|
| Mobility | Payer son stationnement en voirie, acheter des tickets de bus ou de train, planifier un trajet et suivre l'info en temps réel | 4411 (Be-Mobile) |
| Home | Commander et gérer ses titres-services, suivre la consommation d'énergie du logement, consulter la disponibilité de la fibre | Pluxee (titres-services) |
| Neighbourhood | Découvrir les évènements et les lieux du quartier, entrer en contact avec ses voisins, réserver un restaurant | Hoplr |
| Well-being | Conseils santé, auto-évaluations et articles de prévention | Doktr |
| Weather | Prévisions météo horaires et journalières, alertes de pluie selon la localisation | Non communiqué |
Rubriques et date relevées le 30 septembre 2026 dans les mentions légales de Proximus (modification des conditions générales de Proximus+, suppression des articles 29 à 43) ; descriptifs de fonctionnement repris des pages d'aide de l'opérateur. Les partenaires cités sont ceux documentés publiquement : Proximus ne publie pas de liste officielle des partenaires par rubrique.
Mises bout à bout, ces cinq rubriques forment un ensemble cohérent : ce sont toutes les fonctions non télécom de l'application. Autrement dit, tout ce que Proximus+ avait apporté de neuf par rapport à MyProximus en mars 2024 s'arrête aujourd'hui, et l'app revient au périmètre qui était le sien avant d'être rebaptisée.
Ce qui reste : le télécom, et rien que le télécom
La partie utile au quotidien pour un client ne bouge pas. Tout ce qui relève de votre contrat — la consommation, les factures, les options, le Wi-Fi et l'assistance — reste exactement à sa place dans l'application.
Concrètement, vous retrouverez après le 30 septembre :
- Le suivi de consommation et les factures : consultation en temps réel, paiement, historique et ajout de data ;
- La gestion des produits et des options : abonnements mobiles et internet, options TV, assurance smartphone ;
- Le Wi-Fi et le réseau domestique : état de la connexion et partage de l'accès par code QR ;
- L'assistance : le Proximus Assistant en chat, et l'accès aux autres applications de l'opérateur comme Pickx.
Ni votre réseau mobile ni votre connexion internet ne changent
C'est le point que Proximus tient à faire passer, et il est exact : il s'agit d'une modification des conditions de l'application, pas de votre contrat télécom. Aucune ligne de votre facture ne bouge, aucun débit ne bouge, et vous n'avez aucune démarche à faire.
Par quoi remplacer chaque fonction, sans rien payer
Bonne nouvelle, et elle est structurelle : Proximus+ n'avait presque rien créé lui-même. L'app agrégeait des services qui existaient déjà ailleurs, chez des partenaires qui, eux, continuent parfaitement d'exister. Aucune des cinq fonctions ne disparaît du pays ; elles sortent seulement de l'application.
Voici, rubrique par rubrique, où retrouver la même chose et à quel prix. Toutes les applications citées ci-dessous sont gratuites au téléchargement : seul le service payé reste payant, exactement comme avant.
| Fonction perdue | Où la retrouver | Coût |
|---|---|---|
| Payer son stationnement | L'app 4411 ou son SMS, déjà le service utilisé par Proximus+ | Gratuite ; le stationnement reste payant |
| Tickets de bus, tram et train | Les apps SNCB, STIB, De Lijn et TEC, selon la société de transport | Gratuites ; le titre de transport reste payant |
| Titres-services | L'app et le site Pluxee, qui émettait déjà vos titres | Gratuits |
| Suivi de la consommation d'énergie | Le portail de votre gestionnaire de réseau (Fluvius, Sibelga, ORES, RESA) et l'app de votre fournisseur | Gratuits |
| Vie de quartier et évènements | L'app Hoplr, le réseau de quartier partenaire de la rubrique | Gratuite |
| Conseils santé | L'app Doktr, qui existe séparément depuis 2021 | Gratuite ; la téléconsultation reste payante |
| Météo et alertes de pluie | L'app de l'IRM, l'Institut royal météorologique de Belgique | Gratuite |
Équivalences établies le 30 septembre 2026 à partir des descriptifs publiés par Proximus et par chacun des services cités. Vérifiez auprès de votre commune quelle application de stationnement y est acceptée : la couverture varie d'une ville à l'autre.
Stationnement et transports : c'est 4411 qu'il faut installer
La fonction de stationnement de Proximus+ n'était pas maison : elle appelait 4411, le service de paiement du stationnement en voirie déployé dans des centaines de villes et communes belges. Ce service continue, avec sa propre application et son SMS historique ; c'est donc littéralement le même moteur, sans l'enveloppe de l'opérateur.
Pour les titres de transport, il n'existe pas de guichet unique en Belgique : chaque société vend les siens dans sa propre app. Prévoyez donc d'installer celle que vous utilisez réellement — SNCB pour le train, STIB à Bruxelles, De Lijn en Flandre, TEC en Wallonie — plutôt que les quatre.
Titres-services et énergie : deux fonctions, deux destinataires différents
Vos titres-services n'ont jamais appartenu à Proximus : ils sont émis par Pluxee, et l'app de l'opérateur ne faisait que s'y connecter. Commande, confirmation, modification et refus se font donc exactement de la même façon dans l'espace Pluxee, avec le même solde et le même historique.
Le suivi d'énergie, lui, se rattrape à deux endroits selon ce que vous regardiez. Pour les index et les courbes de consommation, la source est votre gestionnaire de réseau de distribution, qui publie les données du compteur intelligent sur son propre portail ; pour le montant, c'est l'app de votre fournisseur qui fait foi. Si l'objectif était surtout de savoir si vous payez trop cher, notre page sur la consommation d'énergie explique comment lire ces chiffres.
Quartier, santé et météo : les partenaires existent toujours en direct
La rubrique voisinage reposait sur Hoplr, un réseau social de quartier déployé avec de nombreuses communes belges ; il fonctionne indépendamment de tout opérateur télécom et reste gratuit. Les conseils santé, eux, venaient de Doktr, l'application de téléconsultation lancée par Proximus en 2021, qui garde sa propre app et sa propre plateforme.
Pour la météo, enfin, l'app de l'IRM fournit les mêmes prévisions horaires et les mêmes alertes de pluie, avec l'avantage d'être la source officielle belge plutôt qu'un flux revendu. Dans les trois cas, il faut recréer un compte ou en activer un existant : c'est le seul vrai coût de l'opération, et il se compte en minutes.
Pourquoi maintenant : Proximus a vendu sa filiale mobilité en 2025
Proximus n'explique le retrait que par l'évolution des fonctionnalités de l'app. Un élément de contexte mérite pourtant d'être posé à côté, parce qu'il éclaire au moins la rubrique Mobility : le 13 juin 2025, le groupe a annoncé la vente de sa participation de 92,7 % dans Be-Mobile, la société qui édite précisément 4411, à l'opérateur de stationnement Arrive — la maison mère d'EasyPark, ParkMobile, Flowbird et Yellowbrick.
L'opération valorisait Be-Mobile à 170 millions d'euros et achevait, deux ans avant l'échéance prévue de 2027, un programme de cessions de 500 millions d'euros destiné à recentrer le groupe sur son métier et à financer la fibre. Autrement dit, la brique de mobilité intégrée à Proximus+ avait déjà quitté le groupe avant d'être retirée de l'app. Proximus n'a pas établi publiquement de lien entre les deux décisions ; la chronologie, elle, est établie.
La leçon vaut au-delà de Proximus
Une fonction pratique ajoutée par un opérateur dans son app repose presque toujours sur un partenariat commercial, pas sur un engagement contractuel envers vous. Elle peut donc s'arrêter quand le partenariat s'arrête, sans préavis individuel. C'est vrai des services annexes comme des remises sur des abonnements tiers : ce sont des avantages, jamais des garanties.
Est-ce que cela vous ouvre un droit de résiliation ?
La question est légitime, parce que la règle belge est bien connue : quand un opérateur modifie les conditions de votre contrat à votre désavantage, vous pouvez le résilier sans indemnité, même en cours d'engagement. Beaucoup de lecteurs vont légitimement se demander si le retrait de cinq services entre dans ce cas.
La réponse, ici, est non, et la raison est technique : ce sont les conditions générales de l'application Proximus+ qui changent, pas celles de votre abonnement mobile ou internet. Proximus+ est une app gratuite, ouverte même aux non-clients, et régie par son propre contrat — celui dont les articles 29 à 43 disparaissent. Votre contrat télécom, lui, n'est pas amendé : ni prix, ni débit, ni volume de données, ni durée d'engagement.
Le raisonnement s'inverserait dans un seul cas de figure : si un service retiré était facturé dans votre pack ou présenté comme une composante de votre abonnement. Ce n'est pas la situation ici, aucune des cinq rubriques n'ayant jamais été vendue séparément.
Cela dit, si vous constatez à cette occasion que votre pack ne vous ressemble plus — parce que vous ne l'aviez pris que pour ces à-côtés, ou parce que la promotion de départ est terminée —, la porte de sortie reste ouverte par les voies habituelles. Notre comparateur télécom met votre facture actuelle en face du reste du marché, et la procédure Easy Switch transfère la ligne sans coupure ni perte de numéro.
Questions fréquentes — La fin de cinq services dans Proximus+
Cinq rubriques : Mobility (stationnement, tickets de transport, planification de trajets), Home (titres-services, suivi d'énergie), Neighbourhood (vie de quartier, évènements, réservation de restaurants), Well-being (conseils santé) et Weather (météo). Ce sont toutes les fonctions non télécom de l'application.
Le 30 septembre 2026. La date figure dans les mentions légales de Proximus, qui annoncent une modification des conditions générales de Proximus+ avec effet à cette date et la suppression des articles 29 à 43, ceux qui encadraient ces cinq services.
Non. Proximus précise qu'il ne s'agit pas d'une modification du réseau mobile ni de la connexion internet des clients. Votre prix, votre débit, votre volume de données et votre durée d'engagement restent identiques, et vous n'avez aucune démarche à faire.
Non, pas sur cette base. Le droit belge de résilier sans indemnité vise une modification de votre contrat télécom à votre désavantage. Ici, ce sont les conditions générales d'une application gratuite et distincte qui changent : votre abonnement n'est pas amendé. Vous gardez évidemment les voies de sortie habituelles, engagement échu ou préavis ordinaire.
Avec 4411, qui était déjà le service derrière la fonction de Proximus+ : son application dédiée ou son SMS fonctionnent dans des centaines de villes et communes belges. Selon la commune, d'autres applications de stationnement sont également acceptées — vérifiez ce qui est affiché à l'horodateur.
Chez Pluxee, l'émetteur qui gérait déjà vos titres : l'app Proximus+ ne faisait que s'y connecter. Commande, confirmation, modification et refus s'y font de la même manière, avec le même solde et le même historique. L'application est gratuite.
Il se rattrape à deux endroits : votre gestionnaire de réseau de distribution (Fluvius, Sibelga, ORES ou RESA selon la région) publie les index et les courbes du compteur intelligent sur son portail, et l'app de votre fournisseur donne les montants. Les deux sont gratuits.
L'opérateur invoque l'évolution des fonctionnalités disponibles dans l'app et ne donne pas d'autre motif. Un élément de contexte : en juin 2025, Proximus a vendu sa participation de 92,7 % dans Be-Mobile — l'éditeur de 4411, qui alimentait la rubrique Mobility — à Arrive, dans une opération valorisant la société 170 millions d'euros.
Non. Elle reste l'espace client de l'opérateur, avec le suivi de consommation, les factures, la gestion des produits et des options, le Wi-Fi et le Proximus Assistant. Elle revient simplement au périmètre qui était celui de MyProximus avant le changement de nom, en mars 2024.
Nos sources
La date, la liste des cinq rubriques et la suppression des articles 29 à 43 proviennent des documents publiés par Proximus lui-même. Les voici, dans l'ordre où ils apparaissent :
- · Proximus, mentions légales pour les clients privés et professionnels : modification des conditions générales de Proximus+ au 30 septembre 2026 et suppression des articles 29 à 43 (proximus.be) ;
- · Proximus, présentation des services digitaux de l'app Proximus+, descriptif des rubriques télécom et non télécom (proximus.be) ;
- · Proximus, communiqué du 28 mars 2024 annonçant le lancement de Proximus+ en remplacement de MyProximus (proximus.com) ;
- · Proximus, communiqué du 13 juin 2025 sur la vente de sa participation majoritaire de 92,7 % dans Be-Mobile à Arrive, valeur d'entreprise de 170 millions d'euros (proximus.com) ;
- · 4411, service de paiement du stationnement et de la mobilité en Belgique, édité par Be-Mobile (4411.be) ;
- · L'Avenir, « Proximus va désactiver la plupart des fonctions de son application vedette », 11 août 2026 (lavenir.net).
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