En bref : que faire concrètement ?
Il n'y a aucune fuite confirmée à ce stade : le CCB parle explicitement d'un message non vérifié. Il n'y a donc rien à résilier, rien à payer et aucun numéro à changer. La bonne réaction est de préparer la personne à l'appel qui viendra, parce que la fraude téléphonique visant les aînés existe indépendamment de ce message.
Trois gestes couvrent l'essentiel du risque réel : convenir d'un mot de passe familial qu'aucun escroc ne peut connaître, poser la règle absolue selon laquelle on raccroche toujours et on rappelle soi-même le numéro officiel, et faire sortir les codes bancaires du SMS au profit de l'application de la banque. Le reste — filtrage des appels, liste « Ne m'appelez plus », signalement à [email protected] — vient en complément, pas à la place.
Ce que le CCB a signalé — et ce qu'il n'a pas dit
Le Centre pour la Cybersécurité Belgique, l'autorité fédérale qui pilote le portail Safeonweb, a intercepté sur le dark web un message dans lequel un individu affirme détenir des données téléphoniques de personnes âgées résidant en Belgique. L'annonce est restée au stade de la revendication : le CCB précise qu'il n'est pas confirmé que ces données soient authentiques, qu'on ignore leur origine et qu'on ne connaît pas le nombre de personnes potentiellement concernées.
Cette prudence mérite d'être soulignée, parce qu'elle change la nature de l'alerte. Il ne s'agit pas d'une notification de fuite comme celle qu'Orange Belgium avait dû adresser à ses clients en 2025, où les données concernées étaient identifiées et les personnes averties individuellement : ici, personne ne peut vous dire si votre parent figure ou non sur une liste, et aucun opérateur n'a rapporté d'incident correspondant.
Ce que le CCB dit en revanche très clairement, c'est que de tels messages apparaissent régulièrement et qu'ils traduisent une réalité de marché : les personnes âgées sont une cible recherchée par les escrocs en ligne. Une liste de numéros associée à une tranche d'âge a de la valeur pour un fraudeur, non pas parce qu'elle contient un secret, mais parce qu'elle lui permet de concentrer ses appels là où le taux de réussite est le plus élevé.
Le CCB recommande donc une vigilance renforcée face à la fraude téléphonique et au smishing — le faux SMS. Il rappelle que les escrocs se font passer pour votre banque, un service public, la police, une société de télécoms, une mutualité ou un membre de la famille, et qu'ils cherchent presque toujours à obtenir une réaction rapide. C'est cette liste, plus que le message du dark web, qui constitue l'information utile pour un proche.
Le piège à éviter dans les jours qui suivent une alerte
Une alerte publique sur la fraude est elle-même exploitée par les fraudeurs. Le CCB a déjà dû prévenir que des escrocs se faisaient passer pour le Centre pour la Cybersécurité Belgique afin de gagner la confiance de leurs victimes. Si quelqu'un appelle un parent « de la part du CCB », « de Safeonweb » ou « de la cellule cybercriminalité » pour vérifier ses données : c'est une arnaque. Ces services ne téléphonent jamais aux particuliers pour ce motif.
Pourquoi les aînés sont ciblés par téléphone, et pas par e-mail
Le canal choisi n'est jamais un hasard. Une campagne de phishing par e-mail se heurte aujourd'hui à des filtres efficaces et à un réflexe de méfiance largement acquis ; l'appel vocal, lui, contourne toute la chaîne technique et s'adresse directement à la personne. C'est pour cette raison que la fédération du secteur financier Febelfin identifie le vishing — le hameçonnage par la voix — comme la forme de fraude dont la courbe monte le plus vite.
Trois caractéristiques rendent l'appel particulièrement redoutable auprès d'un public âgé, et aucune n'a de rapport avec une quelconque naïveté. La première est l'autorité : une génération habituée à ce que la banque, la commune ou la police téléphonent réellement décroche et écoute, là où un plus jeune ignore un numéro inconnu. La deuxième est l'isolement : un appel reçu seul, sans personne à qui demander « tu en penses quoi ? », supprime le garde-fou le plus efficace qui existe. La troisième est l'urgence fabriquée, qui empêche précisément de prendre le temps de vérifier.
L'ampleur du phénomène se lit dans les chiffres du CCB. Le centre a reçu en 2026 plus de 40 000 signalements de messages suspects par jour à son adresse de signalement, contre environ 25 000 à 27 000 par jour en 2025 — un quasi-doublement en un an. Côté préjudice, Febelfin chiffrait à 49 millions d'euros les montants détournés par phishing en Belgique sur la seule année 2024.
Une nuance mérite pourtant d'être posée, parce qu'elle évite de rassurer les mauvaises personnes : Febelfin insiste sur le fait que les victimes ne sont pas uniquement des personnes âgées. Les aînés sont surreprésentés dans certains scénarios très coûteux, mais un actif de 40 ans pressé, en pleine réunion, tombe exactement dans le même piège. Le guide qui suit vaut donc aussi pour celui qui le transmet.
Les quatre arnaques téléphoniques qui visent les aînés en Belgique
Décrire l'arnaque à l'avance est de loin la protection la plus efficace : une personne qui a déjà entendu le scénario le reconnaît au bout de trois phrases. Voici les quatre schémas réellement observés en Belgique, dans l'ordre de leur coût moyen pour la victime.
1. Le faux employé de banque et le « compte coffre-fort »
C'est le scénario le plus lucratif, et Febelfin indique que les seniors en sont souvent les victimes. Il commence en général par un message de phishing reçu par e-mail, SMS, WhatsApp ou réseau social, qui conduit sur un faux site où la personne saisit ses données et ses codes bancaires.
Vient ensuite l'appel, et c'est lui qui fait basculer le dossier. Un interlocuteur très professionnel se présente comme employé de la banque, annonce des transactions suspectes sur le compte et propose de mettre l'argent à l'abri sur un « compte coffre-fort » le temps de l'enquête. Ce compte n'existe pas : les fonds transférés atterrissent sur le compte d'une mule financière, puis disparaissent. Aucune banque belge ne demandera jamais de virer de l'argent vers un compte de sécurité.
2. Le phishing de la carte bancaire à domicile
Cette variante est plus rare mais plus brutale, car elle franchit la porte du logement. L'appel suit le même prétexte — des mouvements douteux détectés sur le compte — mais le faux employé propose cette fois de passer au domicile pour régler le problème sur place, ce qui inspire paradoxalement confiance.
Sur place, l'escroc demande à la personne de se connecter à son banking en ligne devant lui et mémorise le code personnel au passage, quand il ne repart pas directement avec la carte bancaire. Il obtient ainsi un accès complet au compte. La règle à transmettre est sans exception : aucun employé de banque ne se déplace à domicile pour un problème de fraude, et personne ne doit jamais assister à la saisie d'un code.
3. Le faux SMS de la mutualité, de bpost ou de l'opérateur
Le smishing joue sur des organismes que tout le monde reconnaît et dont l'intervention paraît banale : un remboursement de la mutualité à récupérer, un colis bloqué pour quelques euros de frais, une facture d'opérateur impayée. Le message contient un lien vers une page de paiement imitant le site officiel.
Le détail qui trahit presque toujours l'arnaque n'est pas la faute d'orthographe, devenue rare depuis que les fraudeurs utilisent des outils de rédaction automatique : c'est le fait d'être sollicité pour un paiement via un lien reçu par message. Le bon réflexe consiste à ignorer le lien, à envoyer une capture d'écran à [email protected] puis à supprimer le message ; la technologie du CCB détecte les liens à l'intérieur des images, aucun texte d'accompagnement n'est nécessaire.
4. L'arnaque au faux proche : « Maman, j'ai changé de numéro »
Le CCB place explicitement « un membre de la famille » dans la liste des identités usurpées, et c'est le scénario qui fait le plus de dégâts affectifs. Un message arrive d'un numéro inconnu, annonce un changement de téléphone, puis enchaîne quelques jours plus tard sur une urgence financière à régler discrètement.
La version vocale de cette arnaque progresse avec les outils de clonage de voix, qui reproduisent un timbre familier à partir de quelques secondes d'enregistrement public. C'est précisément contre ce scénario que le mot de passe familial décrit plus bas est imparable : une voix peut être imitée, un mot convenu en famille et jamais écrit nulle part ne peut pas être deviné.
Ce que la loi belge bloque déjà, et le trou qui reste
La Belgique n'a pas attendu cette alerte pour agir sur le canal téléphonique, et il est utile de savoir ce qui est déjà filtré avant d'ajouter une application. Le dispositif existant a une vraie efficacité, mais il laisse volontairement passer certaines catégories d'appels.
L'arrêté royal anti-spoofing du 12 mai 2024
Le spoofing consiste à afficher sur l'écran de la personne appelée un numéro qui n'est pas celui de l'appelant — typiquement un numéro belge en 02, pour donner à un appel émis de l'étranger l'apparence d'un appel local. L'arrêté royal du 12 mai 2024, publié au Moniteur belge le 13 juin 2024, impose de bloquer les appels internationaux qui se présentent avec un numéro belge vers un numéro belge.
Les opérateurs devaient s'y conformer à partir du 1er septembre 2024 pour les numéros géographiques, comme les numéros en 02, et à partir du 1er décembre 2024 pour les numéros mobiles. Concrètement, l'appel classique du « faux service technique » émis depuis un centre d'appels étranger sous une fausse identité belge est aujourd'hui censé ne plus arriver jusqu'au téléphone de votre parent.
La liste « do-not-originate », elle, n'a pas été instaurée
L'IBPT, le régulateur belge des télécoms, avait étudié un dispositif complémentaire : permettre aux organisations d'inscrire sur une liste de blocage les numéros qu'elles n'utilisent jamais pour appeler, comme les lignes d'assistance, afin qu'aucun fraudeur ne puisse s'en servir comme façade. Le projet a été soumis à consultation du 15 janvier au 7 mars 2025.
Le régulateur a communiqué le 20 mai 2025 sa décision de ne pas instaurer cette liste pour l'instant. La conséquence pratique est simple à retenir : un appel affichant le numéro du service clientèle d'une banque ou d'une administration reste techniquement possible pour un fraudeur, et le numéro qui s'affiche à l'écran ne prouve donc rien. C'est la raison de fond pour laquelle la seule règle solide est de raccrocher et de rappeler soi-même.
Sept réglages à faire sur le GSM d'un parent, dimanche prochain
Tout ce qui suit se règle en une visite, sans compétence technique et sans rien acheter. Les mesures sont classées par efficacité réelle : les trois premières couvrent l'essentiel du risque, les suivantes réduisent le volume d'appels indésirables.
- Convenir d'un mot de passe familial, un mot banal choisi ensemble et jamais écrit dans un téléphone ni publié quelque part, à demander à tout proche qui appelle d'un numéro inconnu pour une urgence d'argent ;
- Écrire les quatre numéros utiles sur une fiche posée près du téléphone fixe, parce qu'une personne sous pression ne cherche pas un numéro dans un smartphone — la fiche à recopier figure juste en dessous ;
- Faire sortir les codes bancaires du SMS et activer l'application de la banque ou le lecteur de carte, car un numéro détourné par SIM swap rend n'importe quel code envoyé par SMS inutile ;
- Installer une application d'identification des appels : Orange Téléphone est gratuite, disponible sur Android et iPhone, et Orange précise qu'elle fonctionne aussi pour les abonnés des autres opérateurs ;
- Inscrire les deux lignes sur la liste « Ne m'appelez plus » via dncm.be, en sachant que cette liste n'engage que les entreprises belges et européennes et ne protège pas de la fraude — Orange le dit lui-même ;
- Installer l'application Safeonweb du CCB, qui envoie une alerte dès qu'une nouvelle campagne d'arnaque circule en Belgique, et enregistrer [email protected] dans les contacts pour transmettre les captures d'écran ;
- Bloquer les numéros au fur et à mesure depuis l'historique d'appels du smartphone, la seule voie que Proximus documente sur sa page d'assistance — l'opérateur indique par ailleurs qu'il ne peut pas bloquer les numéros étrangers pour ses clients.
Un détail belge mérite d'être connu au moment de trier les appels reçus : en envoyant un numéro de téléphone belge par SMS au 1234, on reçoit en retour le nom et l'adresse associés à ce numéro, ce qui permet de vérifier calmement, après avoir raccroché, qui a réellement appelé.
À recopier et à poser près du téléphone
- 1.Card Stop — 078 170 170 : pour faire bloquer immédiatement une carte bancaire, 24 h sur 24 ;
- 2.Doc Stop — 00800 2123 2123 : pour bloquer une carte d'identité perdue ou volée, ou le +32 2 518 2123 si le 00800 est inaccessible ;
- 3.[email protected] : pour transmettre au CCB la capture d'écran d'un SMS ou d'un e-mail douteux ;
- 4.Le numéro de la banque, recopié depuis le dos de la carte : le seul numéro à rappeler, jamais celui donné au téléphone par l'interlocuteur.
La conversation à avoir : trois phrases, pas un cours de cybersécurité
La difficulté n'est presque jamais technique. Elle est relationnelle : une mise en garde formulée comme un avertissement paternaliste produit l'effet inverse de celui recherché, et la personne qui se sent infantilisée est justement celle qui n'osera pas appeler après coup pour dire qu'elle s'est fait piéger.
Le cadrage qui fonctionne consiste à décrire un problème collectif plutôt qu'une fragilité individuelle. « Ces appels sont tellement bien faits que ça m'arrive aussi d'hésiter, alors on se met d'accord sur une règle » transforme la conversation en accord mutuel. La règle qui suit tient alors en trois phrases, et c'est tout ce qu'il faut retenir.
- On ne décide rien pendant l'appel : quelle que soit l'urgence annoncée, on raccroche et on rappelle soi-même ;
- Un code, un mot de passe ou un numéro de carte ne se dit jamais à voix haute, à personne, même à quelqu'un qui semble déjà tout savoir de vous ;
- En cas de doute, on appelle d'abord la famille, et il n'y a jamais de reproche à avoir décroché ni à avoir parlé trop longtemps.
Il reste une conséquence spécifiquement belge à expliquer, parce qu'elle est contre-intuitive et rarement mentionnée : en Belgique, itsme fonctionne avec une carte SIM belge. Perdre le contrôle de son numéro de GSM, ce n'est donc pas seulement perdre ses appels : c'est risquer de perdre l'accès à son banking en ligne, à MyMinfin et à l'ensemble des services publics numériques. Cela explique pourquoi une perte de réseau inexpliquée doit conduire à appeler l'opérateur depuis un autre téléphone, sans attendre.
Ce mécanisme d'usurpation de ligne — le SIM swap — et le rôle des fuites de données chez les opérateurs sont détaillés dans notre article sur les cyberattaques contre les réseaux télécoms en Belgique. Pour la protection des appareils eux-mêmes, notre page consacrée aux solutions antivirus et notre article sur le Wi-Fi public d'hôtel et de camping complètent utilement ces réflexes.
Que faire dans l'heure si le mal est déjà fait ?
La rapidité change tout : une carte bloquée dans les minutes qui suivent limite le préjudice, et un virement signalé très tôt peut parfois être arrêté. L'ordre des gestes compte donc autant que les gestes eux-mêmes, et il est le même que la personne ait communiqué un code, effectué un virement ou simplement cliqué sur un lien.
La première action est d'appeler Card Stop au 078 170 170 pour faire bloquer les cartes bancaires, ou de passer par cardstop.be. La deuxième est de joindre la banque sur son numéro officiel, celui figurant au dos de la carte, pour signaler l'incident et demander le gel des opérations en cours. Si une carte d'identité a été photographiée ou remise, Doc Stop au 00800 2123 2123 la bloque immédiatement.
Vient ensuite le volet officiel, qu'il faut mener même quand la somme paraît modeste. Un dépôt de plainte à la police locale reste indispensable, notamment pour l'indemnisation ; le point de contact du SPF Économie, accessible sur pointdecontact.belgique.be, oriente vers l'autorité compétente et conserve une trace du signalement ; et le message frauduleux lui-même doit partir vers [email protected], ce qui fait bloquer les liens qu'il contient et protège les personnes appelées ensuite.
Enfin, si l'incident a porté sur la ligne téléphonique plutôt que sur le compte bancaire — numéro détourné, abonnement souscrit à l'insu de la personne, service ajouté sur la facture — le service clientèle de l'opérateur doit être saisi par écrit, et le Service de médiation pour les télécommunications peut être sollicité gratuitement en cas de blocage. Les montants que vous pouvez réclamer et la procédure à suivre sont détaillés dans notre guide sur l'indemnisation par l'opérateur.
Questions fréquentes — Fraude téléphonique et personnes âgées en Belgique
Rien n'est confirmé. Le Centre pour la Cybersécurité Belgique a intercepté sur le dark web un message dans lequel une personne prétend détenir des données téléphoniques de personnes âgées en Belgique, mais le CCB précise qu'il n'est pas établi que ces données soient authentiques, qu'on ignore leur origine et qu'on ne connaît pas le nombre de personnes concernées. Aucun opérateur belge n'a signalé d'incident correspondant.
Non, ce n'est pas la bonne réponse dans la quasi-totalité des cas. Changer de numéro coupe la personne de son entourage et de tous ses interlocuteurs officiels pendant des semaines, alors que l'isolement est justement ce qui rend l'arnaque efficace. Il est bien plus utile de sécuriser ce que le numéro permet : sortir les codes bancaires du SMS, convenir d'un mot de passe familial et poser la règle du rappel.
Trois signaux ne trompent pas. Une banque ne demande jamais de virer de l'argent vers un « compte coffre-fort » ou un compte de sécurité, aucun employé ne se déplace à domicile pour régler une fraude, et personne ne doit assister à la saisie d'un code. Le numéro affiché à l'écran ne prouve rien : la seule vérification fiable consiste à raccrocher et à rappeler le numéro figurant au dos de la carte bancaire.
Les messages suspects se transmettent au CCB à [email protected] — une simple capture d'écran suffit, la technologie détecte les liens à l'intérieur des images — puis se suppriment. Les adresses [email protected], [email protected] et [email protected] mènent au même traitement. Pour une fraude subie, il faut en outre déposer plainte à la police locale et passer par le point de contact du SPF Économie sur pointdecontact.belgique.be.
Dans cet ordre : appeler Card Stop au 078 170 170 pour bloquer les cartes, joindre la banque sur son numéro officiel pour geler les opérations en cours, appeler Doc Stop au 00800 2123 2123 si une carte d'identité a été remise ou photographiée, puis déposer plainte à la police locale. La rapidité est déterminante : un virement signalé très tôt peut parfois encore être arrêté.
En partie seulement. L'arrêté royal du 12 mai 2024 impose de bloquer les appels internationaux qui se présentent avec un numéro belge vers un numéro belge, obligation applicable depuis le 1er septembre 2024 pour les numéros géographiques et le 1er décembre 2024 pour les mobiles. En revanche, l'IBPT a communiqué le 20 mai 2025 sa décision de ne pas instaurer la liste « do-not-originate » qui aurait protégé les numéros de services clientèle : le numéro affiché reste donc non fiable.
Non, et c'est un malentendu fréquent. L'inscription gratuite sur dncm.be n'engage que les entreprises belges et européennes pratiquant le démarchage commercial ; Orange précise lui-même qu'elle ne protège pas de la fraude téléphonique. Elle réduit le volume d'appels indésirables, ce qui rend indirectement les appels frauduleux plus repérables, mais elle ne les bloque pas.
Orange Téléphone est la solution la plus simple : gratuite, disponible sur Android et iPhone, elle identifie les appels suspects en temps réel, et Orange indique qu'elle fonctionne également pour les abonnés des autres opérateurs. À noter que Proximus ne documente sur sa page d'assistance que le blocage manuel depuis le smartphone et précise ne pas pouvoir bloquer les numéros étrangers. L'application Safeonweb du CCB complète le dispositif en alertant dès qu'une nouvelle campagne circule.
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