Ce que les trois opérateurs ont réellement annoncé

L'IBPT, le régulateur belge des télécoms, a confirmé la direction dans une fiche dédiée : les opérateurs mobiles Orange, Proximus et Telenet/BASE mettront leurs réseaux 2G hors service « en 2028 et 2029 ». Le régulateur précise dans le même mouvement que les dates exactes seront communiquées plus tard, chaque opérateur fixant son propre calendrier.

C'est une nuance importante : à ce stade, un seul des trois a publié une échéance ferme sur son site de support. Les deux autres se sont pour l'instant engagés sur une durée minimale de maintien, ce qui n'est pas la même chose qu'une date d'extinction.

Calendrier de l'extinction de la 2G annoncé par les opérateurs belges
Opérateur Ce qui est publié Statut de l'information
Orange Belgium Réseau 2G actif jusqu'au 31 décembre 2028. Date ferme, publiée sur sa page de support réseau.
Proximus Maintien de la 2G au moins jusqu'à fin 2027, extinction annoncée dans la fenêtre 2028-2029. Engagement de durée, pas encore de date.
Telenet / BASE Support de la 2G au moins jusqu'en 2027, après l'arrêt de la 3G en septembre 2024. Engagement de durée, pas encore de date.

Sources : fiche « Mise hors service des réseaux 2G » de l'IBPT, pages de support d'Orange Belgium, de Proximus et de Telenet/BASE, consultées en août 2026.

Pourquoi la 2G a survécu à la 3G, éteinte depuis 2025

La 3G, plus jeune et plus rapide, a disparu la première : Proximus l'a coupée fin 2024, Orange et Telenet/BASE ont suivi dans le courant de 2025, et plus aucun réseau 3G n'est actif en Belgique depuis l'été 2025. Cet ordre contre-intuitif n'a rien d'un accident industriel.

La 2G a été conçue au début des années 1990 pour deux usages seulement : l'appel vocal et le SMS. Trente ans plus tard, ces deux fonctions restent exactement celles dont a besoin un objet qui doit simplement envoyer une alerte : une alarme, un capteur, un compteur, un bouton d'urgence. Résultat : pendant que les humains basculaient vers la 4G, la 2G est devenue le réseau des machines.

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Une couverture inégalée

La 2G utilise des fréquences basses qui traversent les murs, les caves et les cages d'ascenseur là où la 4G peine encore. Pour un boîtier scellé dans un local technique, c'est un argument décisif.

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Des modules quasi gratuits

Un module GSM coûte quelques euros et consomme très peu. Une centrale d'alarme ou un traceur pouvait donc l'embarquer sans peser sur son prix de vente ni sur son autonomie.

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Des durées de vie très longues

Un ascenseur, une centrale d'alarme ou un compteur restent en place douze à quinze ans. Le parc installé se renouvelle donc beaucoup plus lentement qu'un parc de smartphones.

Éteindre la 2G a malgré tout un intérêt réel pour les opérateurs, et indirectement pour les abonnés. Les fréquences libérées sont réaffectées à la 4G et à la 5G, ce qui augmente la capacité et la vitesse des réseaux que nous utilisons tous, tout en réduisant la consommation d'énergie et le coût de maintenance d'une technologie obsolète.

L'IBPT ajoute un argument moins souvent cité : la 2G est aussi la génération la moins sécurisée du parc mobile, et son retrait remplace une technologie vieillissante par des réseaux plus robustes. Le débat ne porte donc pas sur le bien-fondé de l'extinction, mais sur son calendrier.

Qui est concerné : cinq familles d'appareils, très inégalement exposées

L'IBPT énumère explicitement les équipements susceptibles d'être touchés : les alarmes personnelles et les systèmes d'alarme, les ascenseurs équipés d'un dispositif d'appel d'urgence, les terminaux de paiement par carte, les appareils médicaux de télésurveillance, les applications machine-to-machine et objets connectés, et les véhicules dotés d'un système eCall.

Ces cinq familles ne demandent pas le même effort. Pour certaines, une visite en boutique règle le problème ; pour d'autres, il faut mobiliser un syndic, un installateur agréé ou un constructeur automobile. C'est cette asymétrie qui rend le sujet plus sérieux qu'il n'y paraît.

Les téléphones qui ne connaissent que la 2G

C'est la catégorie la plus visible et, paradoxalement, la plus simple à traiter. Selon les chiffres communiqués par Proximus au printemps 2026, environ 350 000 personnes utilisent encore la 2G chez l'opérateur, soit moins de 10 % de son parc mobile.

Proximus précise que, sur ce réseau en fin de vie, il s'agit majoritairement d'appareils qui ne sont pas des smartphones — et que l'opérateur ne vend plus de terminaux exclusivement 2G depuis plusieurs années. On parle donc de téléphones à touches, de modèles simplifiés pour personnes âgées et de vieux appareils de secours gardés dans un tiroir ou une boîte à gants.

Ce que proposent déjà les opérateurs

Orange annonce une réduction de 20 € lors de la reprise d'un ancien appareil en boutique, et remplace gratuitement une vieille carte SIM au format mini ou micro par une nano-SIM. Proximus, de son côté, collecte et recycle les anciens GSM et modules M2M. Ces gestes sont disponibles dès maintenant : rien n'oblige à attendre 2028 pour changer un téléphone qui ne servira plus.

Les alarmes et la téléassistance, le vrai point dur

Une centrale d'alarme prévient sa centrale de télésurveillance par le réseau mobile, souvent en secours de la ligne internet. Une téléalarme de personne âgée — le fameux bouton porté au poignet ou au cou — fonctionne sur le même principe, sauf qu'elle n'a généralement aucune autre voie de communication.

L'IBPT est clair sur la marche à suivre : l'utilisateur final doit contacter son fournisseur ou son installateur pour savoir si l'appareil doit être adapté ou remplacé. Ce point mérite d'être répété, parce que la personne concernée est souvent celle qui lira le moins un communiqué d'opérateur : dans les faits, c'est à la famille, au service d'aide à domicile ou à la mutualité de poser la question.

Les ascenseurs et leur téléphone d'urgence

En Belgique, la présence d'un système de communication bidirectionnelle dans une cabine d'ascenseur n'est pas une option de confort : c'est une obligation réglementaire, adossée à l'arrêté royal du 9 mars 2003 relatif à la sécurité des ascenseurs et à la norme EN 81-28. Le dispositif doit permettre de parler à un service d'assistance, qui localise la cabine et déclenche l'intervention.

Quand ce lien passe par une carte SIM 2G, l'extinction du réseau ne dégrade pas le service : elle le supprime. Pour un immeuble en copropriété, la vérification relève du syndic et de la société de maintenance, et elle a tout intérêt à être inscrite à l'ordre du jour d'une assemblée générale bien avant l'échéance.

Les terminaux de paiement mobiles

Le terminal posé sur un comptoir passe le plus souvent par le Wi-Fi ou par une ligne fixe, et n'est donc pas concerné. Le problème vise les terminaux autonomes à carte SIM : ceux des marchés, des food trucks, des taxis, des livreurs, des cabinets à domicile ou des associations qui encaissent sur un stand.

Là, l'appareil ne tombera pas en panne : il refusera simplement toute transaction. La vérification passe par le fournisseur du terminal, qui sait immédiatement quelle génération de modem contient le modèle loué.

L'eCall des voitures vendues depuis 2018

Depuis avril 2018, tout véhicule particulier ou utilitaire léger neuf mis sur le marché dans l'Union européenne doit embarquer un système eCall, capable d'appeler automatiquement le 112 en cas d'accident grave. Ce système repose sur une carte SIM intégrée à la voiture — et, dans les premières générations, sur la 2G ou la 3G.

L'IBPT vise explicitement les modèles lancés entre 2018 et l'arrivée de la nouvelle génération d'eCall, et recommande de vérifier la compatibilité de son véhicule via son numéro de châssis (VIN), auprès du constructeur ou d'un garage agréé. Une mise à jour logicielle suffit parfois ; sinon, une adaptation matérielle est nécessaire.

Le point commun de ces cinq familles

Aucune ne prévient. Un téléphone 2G affiche « pas de réseau », ce qui se voit tout de suite. Une alarme, un ascenseur, un terminal de paiement ou un eCall, eux, se taisent jusqu'au jour où on en a besoin. C'est précisément pourquoi la vérification doit se faire avant l'extinction, pas après.

Le piège méconnu : un smartphone 4G ou 5G peut aussi être touché

C'est l'avertissement le plus contre-intuitif de la fiche de l'IBPT, et celui qui concerne le plus de monde. Certains appareils 4G et 5G peuvent être affectés par l'extinction de la 2G s'ils ne savent pas passer les appels — et surtout les appels d'urgence — via le réseau 4G, c'est-à-dire s'ils ne prennent pas en charge la VoLTE.

La raison est mécanique. Sur beaucoup d'appareils, la 4G ne portait au départ que les données : dès qu'un appel partait, le téléphone redescendait discrètement sur la 2G ou la 3G le temps de la conversation. La 3G n'existe plus en Belgique ; le jour où la 2G disparaît, ce filet de secours n'existe plus du tout, et un appareil sans VoLTE se retrouve avec des données mais sans téléphone.

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Sur Android

Ouvrez les paramètres, puis les réseaux mobiles, et activez l'option d'appel via la 4G, souvent nommée « Appels VoLTE » ou « Appeler via 4G ». Si l'option est absente, l'appareil ne gère pas la VoLTE.

Telenet et BASE proposent déjà un outil de vérification en ligne, hérité de l'arrêt de la 3G, qui indique si un modèle appelle bien en 4G.

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Sur iPhone

L'option se trouve dans les réglages des données cellulaires, sous les options de données, à la ligne « Voix et données ». Vérifiez que la VoLTE y est bien activée et non désactivée par une ancienne manipulation.

Un appareil acheté hors d'Europe peut ne pas être certifié VoLTE chez l'opérateur belge, même s'il est récent : c'est un cas fréquent et invisible tant que la 2G existe.

Une précision utile pour couper court à une inquiétude classique : l'IBPT indique que la mise hors service de la 2G n'a aucune incidence sur la couverture mobile. Les appels d'urgence, eux, resteront possibles à condition que l'appareil et la carte SIM sachent les passer en 4G ou en 5G — ce qui ramène, une fois encore, à la VoLTE.

Passer à la 4G ou à la 5G : ce que vous y gagnez vraiment

L'extinction se présente comme une contrainte, et elle en est une pour les équipements. Pour un téléphone, c'est surtout la fin d'un réseau qui plafonnait à des débits d'une autre époque : sur la 2G, les données passent en GPRS ou en EDGE, soit quelques dizaines à une centaine de kilobits par seconde. C'est assez pour un SMS ou pour l'alerte d'une centrale d'alarme, pas pour une page web d'aujourd'hui.

L'ordre de grandeur donne la mesure du décalage : un Belge consomme en moyenne 10,1 Go de données mobiles par mois selon les derniers chiffres de l'IBPT. Ce volume est tout simplement hors d'atteinte des générations que les opérateurs démontent, et c'est précisément pour cela que les fréquences libérées sont réaffectées à la 4G et à la 5G.

Ce que permet chaque génération de réseau mobile et son statut en Belgique
Génération Ce qu'elle permet Statut en Belgique
2G Appels, SMS et données de quelques dizaines de kbit/s. Extinction annoncée en 2028 et 2029.
3G Appels et premières vraies données mobiles. Déjà éteinte : plus aucun réseau actif depuis l'été 2025.
4G Débits en Mbit/s et voix portée par le réseau de données (VoLTE). Socle du réseau belge, disponible quasi partout.
5G Capacité et réactivité quand beaucoup d'appareils partagent la même antenne. En déploiement, très inégale selon la province.
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La voix devient meilleure, pas seulement possible

La VoLTE n'est pas qu'une case à cocher pour survivre à 2028 : l'appel s'établit plus vite, la voix est en haute définition, et surtout la connexion de données ne se coupe plus pendant la conversation.

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Le débit change de catégorie

Entre EDGE et la 4G, l'écart n'est pas un gain de confort mais un changement de nature : une carte, une visio ou une mise à jour passent d'impossibles à banales.

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Un réseau mieux protégé

La 2G est la génération la moins sécurisée du parc mobile : le Conseil de l'IBPT avait déjà rendu un avis sur les risques propres aux technologies 2G et 2.5G en février 2012.

N'achetez pas la 5G pour la 5G

C'est la nuance que les vendeurs escamotent volontiers. Pour quelqu'un qui téléphone, envoie des SMS et consulte ses mails, un appareil 4G compatible VoLTE suffit largement et coûte nettement moins cher qu'un modèle 5G. La 5G se justifie si vous consommez beaucoup de données ou vivez dans une zone dense : notre relevé de la couverture 5G réelle par province montre à quel point l'intérêt dépend de l'endroit où vous habitez. Et changer d'appareil n'oblige pas à changer d'abonnement : le numéro et la carte SIM restent les mêmes.

Ce qui n'est pas concerné, contrairement à ce qu'on lit souvent

Chaque annonce d'extinction de réseau produit sa propre couche de rumeurs, et celle-ci ne fait pas exception. Deux exemples reviennent régulièrement alors qu'ils sont largement hors sujet en Belgique.

Il vaut la peine de les écarter tout de suite : chaque fausse alerte détourne l'attention des équipements qui, eux, doivent réellement être vérifiés.

Le compteur numérique en Flandre

Fluvius indique que le compteur électrique numérique embarque un module de communication relié au réseau 4G. Il n'appartient donc pas au groupe des équipements 2G, même si les listes génériques d'objets connectés mentionnent souvent les compteurs intelligents.

En cas de doute sur un compteur particulier — eau, gaz industriel, télérelève ancienne —, la question se pose au gestionnaire de réseau, pas à l'opérateur mobile.

Votre abonnement et votre couverture

Aucun abonnement mobile ne devient invalide, aucun numéro n'est perdu et aucune antenne n'est démontée. Ce qui disparaît est une couche technique du réseau, pas le réseau lui-même.

La carte SIM, en revanche, peut devoir être remplacée si elle est très ancienne : l'échange est gratuit chez les opérateurs belges.

Dernier cas de figure, plus subtil : certains équipements de bâtiment — parlophones, portiers d'immeuble, boîtes à clés — existent en versions 2G et en versions 3G/4G selon leur année de fabrication. Seule la génération du module installé compte, et elle ne se déduit pas de l'âge apparent de l'appareil. Là encore, l'installateur tranche en une minute.

Le secteur de la sécurité demande un report à 2031

C'est la partie de l'histoire que l'on ne lit presque nulle part, et c'est probablement la plus déterminante pour la suite. ALIA Security, l'association professionnelle belge de la sécurité électronique, a saisi les autorités avec l'association des centrales d'alarme pour demander un délai supplémentaire.

Sa demande est chiffrée : un report de l'extinction de la 2G au 31 décembre 2031 au minimum, une analyse d'impact sur le coût et la faisabilité de la migration, et un plan de transition incluant un soutien financier.

2M

Connexions à migrer

L'association avance plus de deux millions de connexions machine-to-machine encore exclusivement 2G en Belgique — un parc sans équivalent dans le monde des smartphones.

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Ans de durée de vie

Les cycles de vie de ces équipements atteignent douze à quinze ans. Un déploiement de remplacement est donc, selon l'association, long et coûteux par nature.

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Secteurs en première ligne

Alarmes anti-intrusion, centrales de détection incendie, services de téléassistance, équipements de parking et chaînes logistiques critiques figurent en tête de sa liste.

Ces chiffres viennent d'une fédération professionnelle qui défend légitimement les intérêts de ses membres : ils doivent être lus comme tels. Ils éclairent néanmoins un point que la communication des opérateurs laisse dans l'ombre : l'échéance de 2028-2029 n'est pas encore verrouillée, et la pression sectorielle peut la faire bouger.

Pour un particulier, la conclusion pratique est inverse de ce qu'on pourrait croire. Un report éventuel ne concernerait que les équipements critiques négociés collectivement : il ne changerait rien à un vieux téléphone à touches, ni à un smartphone sans VoLTE. Attendre une hypothétique prolongation n'a donc aucun sens à l'échelle d'un ménage.

Que faire maintenant, sans rien acheter dans l'urgence

Il reste plus de deux ans avant la première échéance annoncée, et c'est exactement le bon moment pour agir : les vérifications sont gratuites, et les remplacements peuvent être groupés avec un entretien déjà prévu. Attendre l'automne 2028 revient à se retrouver dans la file, au même moment que tout le monde.

Voici l'ordre dans lequel nous conseillons de procéder, du geste qui prend deux minutes à celui qui demande un rendez-vous.

  • Vérifiez que la VoLTE est activée sur votre smartphone et sur celui de vos proches ;
  • Faites l'inventaire des cartes SIM de votre foyer qui ne sont pas dans un téléphone : alarme, traceur, montre connectée, tablette de secours ;
  • Demandez à votre installateur d'alarme ou à votre service de téléassistance si le boîtier installé est 2G, et faites écrire la réponse ;
  • Si vous vivez en copropriété, faites inscrire la question de l'ascenseur à l'ordre du jour de la prochaine assemblée générale ;
  • Si vous encaissez avec un terminal de paiement autonome, interrogez son fournisseur sur la génération du modem ;
  • Si votre voiture a été mise en circulation entre 2018 et 2022, faites vérifier son eCall via le numéro de châssis ;
  • Profitez d'un changement de téléphone déjà prévu pour sortir un appareil 2G du foyer, plutôt que d'en faire un achat séparé.

Une question sans réponse ?

L'IBPT a ouvert une adresse dédiée au sujet, [email protected], et s'engage à ce que les opérateurs informent leurs clients avant la désactivation, par SMS, e-mail, courrier, facture ou portail client. Si votre fournisseur d'équipement reste évasif, le régulateur est le bon interlocuteur de dernier recours. Et si vous profitez de l'occasion pour revoir votre ligne, notre comparateur d'abonnements télécoms et notre annuaire de fournisseurs télécoms belges vous évitent de payer un changement d'appareil deux fois.

Questions fréquentes — Extinction de la 2G en Belgique

Selon l'IBPT, Orange, Proximus et Telenet/BASE mettront leurs réseaux 2G hors service en 2028 et 2029, chaque opérateur fixant sa propre date. À ce stade, seul Orange Belgium a publié une échéance ferme : son réseau 2G restera actif jusqu'au 31 décembre 2028. Proximus et Telenet/BASE se sont engagés à maintenir la 2G au moins jusqu'à fin 2027.

La 3G a été coupée la première parce qu'elle servait peu : Proximus l'a arrêtée fin 2024, Orange et Telenet/BASE en 2025. La 2G, elle, a survécu parce qu'elle est devenue le réseau des machines : alarmes, ascenseurs, capteurs et compteurs n'ont besoin que d'appels et de SMS, et ses fréquences basses pénètrent les caves et les cages d'ascenseur. Son extinction libère du spectre pour la 4G et la 5G.

Il peut l'être. L'IBPT prévient que certains appareils 4G et 5G seront affectés s'ils ne savent pas passer les appels — et notamment les appels d'urgence — via le réseau 4G, c'est-à-dire s'ils ne prennent pas en charge la VoLTE. Vérifiez que l'option d'appel via 4G est activée dans les réglages : si elle est absente, l'appareil devra être remplacé avant l'extinction.

Seulement si son module de communication est en 2G, ce qui ne se devine pas de l'extérieur. L'IBPT recommande de contacter le fournisseur ou l'installateur pour savoir si l'appareil doit être adapté ou remplacé. Pour une téléalarme de personne âgée, c'est souvent à la famille, au service d'aide à domicile ou à la mutualité de poser la question, car l'utilisateur ne verra passer aucune alerte.

Depuis avril 2018, tout véhicule neuf vendu dans l'Union européenne embarque un système eCall qui appelle le 112 en cas d'accident grave. Les modèles lancés entre 2018 et l'arrivée de la nouvelle génération d'eCall s'appuient sur la 2G ou la 3G. L'IBPT conseille de faire vérifier la compatibilité via le numéro de châssis (VIN) auprès du constructeur ou d'un garage agréé : une mise à jour logicielle suffit parfois, sinon une adaptation matérielle est nécessaire.

Proximus a communiqué au printemps 2026 un ordre de grandeur : environ 350 000 personnes utilisent encore son réseau 2G, soit moins de 10 % de son parc mobile. L'opérateur précise qu'il s'agit majoritairement d'appareils qui ne sont pas des smartphones, et qu'il ne vend plus de terminaux exclusivement 2G depuis plusieurs années.

Non. L'IBPT est explicite : la mise hors service de la 2G n'a aucune incidence sur la couverture mobile. Aucune antenne n'est démontée et aucun numéro n'est perdu ; les fréquences libérées sont au contraire réaffectées à la 4G et à la 5G, ce qui augmente la capacité et la vitesse des réseaux actuels.

C'est possible. ALIA Security, l'association professionnelle belge de la sécurité électronique, a demandé avec l'association des centrales d'alarme un report au 31 décembre 2031 au minimum, une analyse d'impact et un plan de transition, en invoquant plus de deux millions de connexions machine-to-machine encore exclusivement 2G. Un tel report ne concernerait toutefois que les équipements critiques : il ne dispenserait pas un particulier de vérifier son téléphone.

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