Conseil gratuit Selectra

Votre installation solaire est-elle correctement assurée ?

Nos conseillers comparent gratuitement les assurances habitation du marché belge et vérifient avec vous que la valeur de vos panneaux et de votre batterie est bien reprise dans votre contrat.

Appelez-nous gratuitement 02 586 07 81

Publicité — Service Selectra gratuit et sans engagement

L'essentiel sur l'assurance des panneaux solaires

Couverts par l'assurance incendie

Fixés sur la toiture, les panneaux font partie du bâtiment et relèvent de la garantie bâtiment de votre contrat.

À déclarer sans attendre

Tout ce qui modifie la valeur de reconstruction de votre habitation doit être signalé à l'assureur, panneaux compris.

Tempête et grêle inclus

La tempête et la grêle figurent parmi les périls systématiquement compris dans une assurance incendie belge.

La batterie suit ses propres règles

Certains assureurs l'assurent automatiquement sans déclaration, d'autres exigent d'en être informés. À vérifier au cas par cas.

Vos panneaux solaires sont-ils couverts par votre assurance incendie ?

Dans la très grande majorité des cas, oui. Des panneaux fixés durablement sur votre toiture sont considérés comme partie intégrante du bâtiment, exactement comme une véranda ou une nouvelle salle de bain. Ils relèvent donc de la garantie bâtiment de votre assurance habitation, sans qu'il soit nécessaire de souscrire un contrat séparé.

Cette couverture s'appuie sur les garanties que tout contrat incendie belge comporte. L'assurance incendie n'est pas légalement obligatoire en Belgique, mais dès qu'elle est souscrite, la loi impose aux assureurs d'étendre la couverture aux catastrophes naturelles — inondations, débordement ou refoulement des égouts publics, tremblements de terre, glissements et affaissements de terrain. La tempête, la grêle, ainsi que les attentats et conflits du travail, font également partie des périls systématiquement compris.

Ce qui compose votre installation, et comment c'est assuré

  • Les panneaux fixés en toiture : garantie bâtiment.
  • L'onduleur et le câblage fixés au bâti : garantie bâtiment.
  • La batterie murale fixée : le plus souvent garantie bâtiment, à confirmer avec l'assureur.
  • Les panneaux ou batteries posés, non fixés : généralement garantie contenu.

La distinction n'est pas cosmétique : en cas de sinistre, elle détermine quel plafond d'indemnisation s'applique et quelle franchise vous sera retenue. Un doute sur le classement de votre installation se résout en une question à votre assureur ou à votre courtier.

Pourquoi vous devez déclarer votre installation à votre assureur

C'est le point sur lequel se jouent la plupart des mauvaises surprises. Votre prime d'assurance incendie est calculée sur la valeur de reconstruction de votre habitation. En ajoutant sur votre toit une installation de plusieurs milliers d'euros, vous augmentez cette valeur — et si l'assureur ne le sait pas, votre bâtiment devient partiellement sous-assuré.

La règle est générale : tout ce qui est susceptible de modifier la valeur de reconstruction de votre logement doit être signalé à votre assureur incendie. Les panneaux solaires en font partie. Plusieurs compagnies demandent d'ailleurs explicitement le montant exact de la facture, afin de l'intégrer au capital assuré.

Le risque concret : l'indemnisation proportionnelle

Si votre habitation se retrouve sous-assurée après la pose des panneaux, l'indemnisation peut être réduite proportionnellement à la prime que vous auriez dû payer. Concrètement, un sinistre sans lien avec les panneaux — un incendie de cuisine, par exemple — peut lui aussi être indemnisé au rabais. La déclaration protège donc bien plus que votre installation solaire.

Dans la pratique, la déclaration prend quelques minutes : un e-mail ou un appel à votre courtier, la facture de l'installation en pièce jointe, et la mention de la puissance installée. Certains contrats absorbent l'ajout sans surprime tant que la valeur des panneaux reste modeste par rapport au capital assuré ; d'autres ajustent la prime à la hausse. Dans les deux cas, mieux vaut la question posée que la garantie perdue.

Ce qu'il faut transmettre à votre assureur

  1. 1

    La facture complète de l'installation (panneaux, onduleur, pose).

  2. 2

    La puissance installée en kWc et le nombre de panneaux.

  3. 3

    La présence éventuelle d'une batterie domestique et sa capacité.

  4. 4

    Le rapport de contrôle RGIE délivré par l'organisme agréé.

Quels sinistres sont couverts, et lesquels ne le sont pas ?

Les périls climatiques et le feu forment le socle de la couverture. En revanche, tout ce qui touche au rendement de l'installation ou à ses défauts techniques relève d'une autre logique : celle de la garantie du fabricant et de l'installateur, pas de l'assurance habitation.

Situation Prise en charge Où chercher
Incendie de l'installation ou du bâtiment Couvert Garantie incendie, fumée et suie
Panneaux arrachés ou fissurés par la tempête Couvert Garantie tempête, grêle, pression de la neige
Grêlons perforant les cellules Couvert Garantie tempête et grêle, parfois bris de vitrage
Foudre et surtension sur l'onduleur Couvert Garantie foudre et dégâts électriques
Un panneau s'envole et endommage la maison du voisin Couvert Recours des tiers et responsabilité civile immeuble
Vol de panneaux ou de l'onduleur Variable Selon le contrat : garantie vol incluse, en option ou plafonnée
Vandalisme Variable Souvent lié à la garantie vol, à vérifier
Perte de production pendant la réparation Variable Garantie optionnelle chez certains assureurs seulement
Rendement inférieur à la promesse commerciale Non couvert Garantie de rendement du fabricant
Panne électronique de l'onduleur hors sinistre Non couvert Garantie constructeur ou extension de garantie
Malfaçon de la pose Non couvert Responsabilité de l'installateur, voir l'assurance construction
Usure normale et baisse de rendement liée à l'âge Non couvert Exclusion classique de l'assurance habitation

Retenez la frontière : l'assurance habitation répare un événement soudain et accidentel. Elle ne compense ni un choix d'investissement décevant, ni la fin de vie d'un équipement. Pour les exclusions propres à votre contrat, la liste figure toujours dans les conditions générales.

Ce que prévoient les principaux assureurs belges

Le principe est partout le même, mais les modalités diffèrent réellement d'une compagnie à l'autre — en particulier sur un point : faut-il déclarer l'installation, ou est-elle reprise automatiquement ? Voici une sélection non exhaustive de ce que publient quatre assureurs actifs sur le marché belge.

Sélection non exhaustive d'assureurs belges et de leurs règles pour les panneaux solaires et la batterie domestique
Assureur Panneaux solaires Déclaration Batterie domestique
AG Considérés comme faisant partie du bâtiment ; incendie, tempête et grêle couverts, ainsi que le vol même lorsqu'il n'est pas inclus dans la formule de base Informer l'intermédiaire. Pas de surprime annoncée si la valeur des panneaux reste sous 10 % du capital assuré Non précisé dans la communication grand public
Baloise Partie intégrante de l'habitation ; incendie, fumée et suie, neige, tempête et grêle, bris de vitrage, plus les dégâts causés aux biens des voisins Avertir immédiatement après l'installation, en précisant le coût exact Non précisé dans la communication grand public
Ethias Éco-installations couvertes automatiquement : panneaux solaires et photovoltaïques, pompe à chaleur, boiler solaire, cogénération Un simple avertissement suffit pour que l'installation soit actée au dossier Non précisé dans la communication grand public
KBC À vérifier auprès de son conseiller : la couverture n'est pas systématique selon la compagnie elle-même Recommandée pour les panneaux Batterie domestique et borne de recharge assurées automatiquement, sans déclaration

Sélection non exhaustive de quatre assureurs actifs en Belgique, retenus pour la clarté de leur communication publique sur le sujet — ce n'est ni un classement, ni une recommandation. Aucun des assureurs cités n'est partenaire de Selectra.

Informations vérifiées le 5 août 2026 sur les pages officielles des compagnies : AG, Baloise, Ethias, KBC. Les conditions générales de votre contrat prévalent toujours sur une page d'information.

Le conseil de Garance : demandez l'avenant, pas une réponse orale

Un accord donné au téléphone ne vaut rien le jour du sinistre. Après votre déclaration, réclamez un avenant écrit mentionnant la nouvelle valeur assurée et, si possible, la présence de la batterie. C'est ce document qui fera foi devant l'expert — et il ne coûte rien à demander.

Comment assurer une batterie domestique ?

La batterie domestique change la nature du risque. Un module lithium-ion de plusieurs kWh stocké dans un garage, une cave ou un local technique n'a rien à voir avec des panneaux posés à l'air libre sur un toit : en cas d'emballement thermique, le feu est violent, difficile à éteindre et se propage vite au bâtiment.

Les assureurs n'ont pourtant pas la même approche. Certains reprennent la batterie automatiquement dans l'assurance incendie, sans aucune formalité. D'autres ne se prononcent pas publiquement, ce qui signifie en pratique que la réponse dépendra de vos conditions générales et de la manière dont l'installation a été déclarée. C'est précisément parce que la position n'est pas uniforme qu'il faut poser la question avant la pose, pas après.

Les questions à poser à votre assureur

  • La batterie est-elle reprise dans la garantie bâtiment ou dans le contenu ?
  • Sa valeur doit-elle être ajoutée au capital assuré ?
  • Un local dédié ou une distance minimale est-elle imposée ?
  • Le rapport de contrôle RGIE est-il exigé au dossier ?
  • Les dommages causés par la batterie à des tiers sont-ils couverts ?

Les réflexes de prévention qui pèsent

  • Un emplacement ventilé, sec et hors zone de passage.
  • Un circuit dédié avec disjoncteur et protection différentielle propres.
  • Aucun stockage de matériaux inflammables à proximité.
  • Un détecteur de fumée dans le local technique.
  • La documentation du fabricant conservée avec le contrat.

Ces précautions ne sont pas décoratives. Face à un sinistre d'origine électrique, l'expert reconstitue la chaîne des causes : une installation conforme et documentée fait la différence entre une indemnisation fluide et un dossier contesté.

Panneaux plug & play : le cas des installations non fixées

Les kits solaires à brancher sur une prise, posés sur un balcon ou dans un jardin, se sont beaucoup répandus. Comme ils ne sont pas solidaires du bâtiment, ils basculent en général du côté du contenu plutôt que du bâtiment — ce qui modifie les plafonds applicables. Les dégâts qu'un tel panneau causerait à autrui relèvent, eux, de votre assurance familiale.

Deux exigences reviennent systématiquement dans les recommandations des assureurs et du régulateur : le matériel doit porter le marquage CE et l'onduleur doit figurer sur la liste Synergrid C10/26. Il est également conseillé d'utiliser une prise fixe plutôt qu'une rallonge, et de fixer solidement les panneaux pour qu'un coup de vent ne les transforme pas en projectiles.

Avant de brancher un kit solaire

  • Vérifiez le marquage CE et la présence de l'onduleur sur la liste Synergrid C10/26.
  • Renseignez-vous auprès de votre gestionnaire de réseau de distribution : selon la région, le type de compteur et la puissance, une déclaration peut être nécessaire.
  • Prévenez votre assureur, même pour un petit kit : c'est ce qui déterminera s'il est couvert, et sous quelle garantie.
  • En location, demandez l'accord écrit du propriétaire avant toute installation en façade ou sur un balcon.

Si vous êtes locataire, le kit vous appartient et suit donc votre contrat, pas celui du propriétaire. C'est un point à clarifier dès le départ pour éviter que chacun renvoie la responsabilité à l'autre le jour d'un incident.

Conformité RGIE : la condition qui peut faire tomber votre couverture

Une installation photovoltaïque modifie votre installation électrique. En Belgique, sa mise en service est subordonnée à un rapport de contrôle établi par un organisme agréé selon le Règlement général sur les installations électriques, doublé de l'envoi du formulaire de déclaration à votre gestionnaire de réseau de distribution.

Ce document n'est pas une formalité administrative de plus. C'est la preuve que l'installation est sûre — et c'est aussi, très concrètement, la pièce que l'assureur réclamera si un sinistre d'origine électrique survient. Une installation non contrôlée fragilise votre dossier au moment où vous en avez le plus besoin. Notez également que depuis le 1er juin 2025, toute entreprise qui conçoit, installe ou contrôle une installation photovoltaïque doit compter au moins un installateur certifié parmi son personnel.

Bon à savoir

Rangez ensemble, dans un même dossier : la facture de l'installation, le rapport de contrôle RGIE, l'accusé de réception du gestionnaire de réseau et l'avenant de votre assureur. Ces quatre pièces suffisent à régler la quasi-totalité des discussions avec un expert.

Questions fréquentes sur l'assurance des panneaux solaires

Dans la plupart des cas, non. Des panneaux fixés en toiture sont considérés comme partie intégrante du bâtiment et relèvent donc de la garantie bâtiment de votre assurance incendie. Un contrat dédié n'est généralement pas nécessaire. Ce qui est indispensable, en revanche, c'est de déclarer l'installation à votre assureur pour que sa valeur soit reprise dans le capital assuré.

Votre habitation risque de se retrouver sous-assurée, puisque sa valeur de reconstruction a augmenté sans que la prime suive. En cas de sinistre, l'indemnisation peut alors être réduite proportionnellement à la prime que vous auriez dû payer. Cette réduction ne touche pas seulement les panneaux : elle peut s'appliquer à un sinistre sans aucun lien avec eux. Une déclaration tardive reste toujours préférable à l'absence de déclaration.

Oui. La tempête et la grêle font partie des périls systématiquement compris dans une assurance incendie belge, aux côtés de la pression de la neige et des catastrophes naturelles. Des panneaux perforés par des grêlons ou arrachés par le vent entrent donc dans le champ de la couverture, sous réserve de la franchise prévue à votre contrat.

Cela dépend du contrat. Certains assureurs couvrent le vol des panneaux même lorsque la garantie vol n'est pas incluse dans la formule de base, d'autres la proposent en option ou appliquent un plafond spécifique. C'est un point à vérifier explicitement dans vos conditions générales, d'autant que les panneaux au sol et les kits sur balcon sont plus exposés que ceux installés en toiture.

Chez certains assureurs, oui : la batterie domestique est reprise dans l'assurance incendie sans qu'aucune déclaration soit nécessaire. D'autres compagnies ne communiquent pas publiquement sur le sujet, ce qui signifie que la réponse dépend de vos conditions générales. Vu le coût de l'équipement et la nature du risque d'incendie associé au lithium-ion, posez la question avant l'installation et demandez une confirmation écrite.

Rarement d'office. La perte de revenus liée à l'arrêt de la production est une garantie optionnelle que tous les assureurs ne proposent pas. Si l'autoconsommation représente une part importante de votre budget énergie, cela vaut la peine de demander si une telle extension existe dans votre contrat et à quel prix.

Non, ce n'est pas du ressort de l'assurance habitation, qui intervient sur des événements soudains et accidentels. Un rendement décevant relève de la garantie de rendement du fabricant ou, s'il s'agit d'une erreur de dimensionnement ou de pose, de la responsabilité de l'installateur. Une protection juridique peut en revanche vous aider à faire valoir vos droits dans un tel litige.

Oui. La mise en service d'une installation photovoltaïque suppose un rapport de contrôle délivré par un organisme agréé, ainsi qu'une déclaration auprès de votre gestionnaire de réseau de distribution. Au-delà de l'obligation légale, ce rapport est la pièce que votre assureur voudra voir en cas de sinistre d'origine électrique.