L'année 2026 en chiffres
Les quatre chiffres à retenir
9,60
Taxe sur les contrats
d'assurance non-vie
Contre 9,25 % avant juillet
5
Droit à l'oubli
après guérison d'un cancer
Plus de déclaration à faire
+10
Perceptions immédiates
pour infraction routière
Inchangées depuis 2017
1
Ticket modérateur minimum
par boîte de médicaments
Pour les bénéficiaires BIM
Le récapitulatif en un tableau
Sept mesures principales ont pris effet depuis janvier, réparties sur quatre dates. Certaines allègent votre facture, d'autres l'alourdissent : le tableau ci-dessous vous permet d'identifier en un coup d'œil celles qui vous concernent.
| Date | Mesure | Qui est concerné | Effet |
|---|---|---|---|
| 1er janvier 2026 |
Maximum à facturer élargi Médicaments Cs et Cx et soins psychiatriques désormais inclus |
Patients avec des frais de santé élevés | Favorable |
| 1er janvier 2026 |
Ticket modérateur minimum de 1 € par boîte Y compris sur les médicaments de catégorie A |
Bénéficiaires de l'intervention majorée | Défavorable |
| 1er janvier 2026 |
Taxe sur les plus-values de 10 % Abattement annuel de 10 000 € par personne |
Détenteurs d'assurances-placement (branches 21 et 23) | Défavorable |
| 1er juin 2026 |
Droit à l'oubli élargi Étendu au revenu garanti et à l'annulation voyage |
Anciens patients atteints d'un cancer, guéris depuis 5 ans | Favorable |
| 1er juillet 2026 |
Taxe d'assurance portée à 9,60 % Environ 3,50 € par 1 000 € de prime nette |
Tous les détenteurs de contrats non-vie | Défavorable |
| 1er juillet 2026 |
Perceptions immédiates +10 % De 64 € à 520 € selon le degré d'infraction |
Conducteurs | Défavorable |
| Septembre 2026 |
Hausse des indemnités de mutuelle Réduit le complément utile d'un revenu garanti |
Personnes en incapacité de travail | Favorable |
1er janvier
2026
- Mesure
- Maximum à facturer élargi
Médicaments Cs et Cx et soins psychiatriques désormais inclus - Qui est concerné
- Patients avec des frais de santé élevés
- Effet
- Favorable
1er janvier
2026
- Mesure
- Ticket modérateur minimum de 1 € par boîte
Y compris sur les médicaments de catégorie A - Qui est concerné
- Bénéficiaires de l'intervention majorée
- Effet
- Défavorable
1er janvier
2026
- Mesure
- Taxe sur les plus-values de 10 %
Abattement annuel de 10 000 € par personne - Qui est concerné
- Détenteurs d'assurances-placement (branches 21 et 23)
- Effet
- Défavorable
1er juin
2026
- Mesure
- Droit à l'oubli élargi
Étendu au revenu garanti et à l'annulation voyage - Qui est concerné
- Anciens patients atteints d'un cancer, guéris depuis 5 ans
- Effet
- Favorable
1er juillet
2026
- Mesure
- Taxe d'assurance portée à 9,60 %
Environ 3,50 € par 1 000 € de prime nette - Qui est concerné
- Tous les détenteurs de contrats non-vie
- Effet
- Défavorable
1er juillet
2026
- Mesure
- Perceptions immédiates +10 %
De 64 € à 520 € selon le degré d'infraction - Qui est concerné
- Conducteurs
- Effet
- Défavorable
Septembre
2026
- Mesure
- Hausse des indemnités de mutuelle
Réduit le complément utile d'un revenu garanti - Qui est concerné
- Personnes en incapacité de travail
- Effet
- Favorable
Sur les 7 mesures recensées, 3 allègent la facture de l'assuré et 4 l'alourdissent. Chaque mesure est détaillée dans la section correspondante ci-dessous. Situation vérifiée le 3 août 2026.
Au 1er janvier 2026 : santé, épargne et fiscalité
Le 1er janvier concentre l'essentiel des mesures, avec deux blocs bien distincts : les remboursements de soins de santé d'un côté, la fiscalité de l'épargne et des placements de l'autre.
Santé et remboursements
Le maximum à facturer devient plus protecteur. Tous les médicaments remboursés entrent désormais dans son calcul, y compris les catégories Cs et Cx qui en étaient exclues jusqu'ici, et les soins psychiatriques rejoignent également le dispositif. Résultat : le plafond annuel de frais à votre charge est atteint plus vite, ce qui protège mieux les patients chroniques et les personnes suivies au long cours.
Deux mesures vont en revanche dans l'autre sens. Un ticket modérateur minimum de 1 € par boîte remboursée s'applique aux bénéficiaires de l'intervention majorée, y compris pour les médicaments de catégorie A qui ne demandaient jusqu'ici aucune participation personnelle. Et le remboursement du service de pharmacien de référence est resserré : il faut désormais prendre au moins cinq médicaments, dont deux chroniques, pour y avoir droit.
Ces évolutions modifient l'équation de votre couverture complémentaire. Si votre reste à charge est déjà bien absorbé par le maximum à facturer, une couverture supplémentaire peut perdre de son intérêt ; à l'inverse, les postes hors nomenclature restent hors du dispositif. Nos guides sur la mutuelle en Belgique et sur l'assurance hospitalisation détaillent cet arbitrage.
Épargne, pension et plus-values
La nouveauté la plus commentée est la taxe sur les plus-values de 10 %, applicable depuis le 1er janvier 2026 aux cessions à titre onéreux d'actifs financiers au sens large — ce qui inclut les assurances-placement des branches 21 et 23. Un abattement annuel de 10 000 € par personne physique s'applique, majoré de 1 000 € par année non utilisée dans la limite de 15 000 €. Pour les actifs détenus avant 2026, la base imposable se calcule à partir de leur valeur au 31 décembre 2025.
Du côté de la pension, les plafonds de l'épargne-pension sont gelés : 1 050 € pour une réduction d'impôt de 30 %, ou 1 350 € pour une réduction de 25 %. Le plafond de l'épargne à long terme reste fixé à 2 450 € maximum selon les revenus.
Deux mesures de transparence entrent enfin en vigueur pour le deuxième pilier : un relevé annuel standardisé des droits à retraite, mentionnant les coûts, le rendement et trois projections de prestations, ainsi qu'une uniformisation de la présentation des coûts pour les produits des deuxième et troisième piliers. Les indépendants bénéficient par ailleurs de la suppression de la taxe sur les primes du Contrat de Pension pour Indépendants.
Au 1er juin 2026 : le droit à l'oubli élargi
C'est l'avancée la plus significative de l'année pour les assurés. Depuis le 1er juin 2026, une personne guérie d'un cancer ne doit plus le déclarer lorsqu'elle souscrit une assurance, dès lors que cinq ans se sont écoulés depuis la fin d'un traitement réussi, sans rechute. Passé ce délai, l'antécédent ne peut plus entraîner ni refus, ni exclusion, ni surprime.
Le champ d'application s'élargit également : le droit à l'oubli couvrait initialement l'assurance solde restant dû liée à un crédit hypothécaire, il s'applique désormais aussi au revenu garanti et à l'assurance annulation voyage. Un tableau de référence prévoit par ailleurs des délais plus courts que cinq ans pour certaines formes de cancer et certaines maladies chroniques sous contrôle.
Cette évolution concerne directement les emprunteurs. Si vous préparez un crédit hypothécaire, nos guides sur l'assurance solde restant dû et sur la manière de choisir son assurance solde restant dû vous aideront à mesurer l'impact sur votre dossier. Pour les départs à l'étranger, voyez notre page assurance voyage.
Le 1er juin a aussi marqué une extension du remboursement du vaccin contre le papillomavirus aux jeunes adultes de 19 à 30 ans non vaccinés, le remboursement restant possible jusqu'à 45 ans pour les groupes à risque.
Au 1er juillet 2026 : taxe d'assurance et amendes routières
Deux mesures au portefeuille sont entrées en vigueur le même jour, et toutes deux touchent les automobilistes. Chacune fait l'objet d'un article détaillé sur Selectra.
La taxe sur les assurances passe à 9,60 %
La loi-programme adoptée le 30 mai 2026 relève le taux de base de la taxe annuelle sur les opérations d'assurance de 9,25 % à 9,60 %. Le nouveau taux s'applique aux primes venant à échéance à partir du 1er juillet 2026 — c'est la date d'échéance qui compte, pas celle de la signature du contrat.
L'impact reste modeste : environ 3,50 € par tranche de 1 000 € de prime nette, soit près de 2 € sur une prime auto de 600 €. Les contrats non-vie du quotidien sont concernés (auto, habitation, RC familiale, protection juridique), tandis que l'assurance groupe conserve son taux de 4,40 %. Tous les détails dans notre article sur la hausse de la taxe sur les assurances.
Les perceptions immédiates augmentent de 10 %
Les montants des amendes routières, inchangés depuis 2017, ont été relevés d'environ 10 % : 64 € au premier degré, 128 € au deuxième, 191 € au troisième et 520 € au quatrième. Une redevance administrative de 10,67 € s'ajoute à chaque perception immédiate.
Rappelons qu'aucune assurance ne peut prendre en charge une amende, qui est une sanction personnelle : seule la garantie protection juridique couvre vos frais de défense. Le détail des montants et des exclusions figure dans notre article sur les nouvelles amendes routières.
En septembre 2026 : les indemnités de mutuelle augmentent
Dernière échéance de l'année, la revalorisation des indemnités versées par les mutualités : indemnités d'incapacité de travail, d'invalidité et autres indemnités de remplacement de revenus sont relevées à partir de septembre 2026.
Cette hausse a une conséquence indirecte à ne pas négliger sur vos assurances privées. Une assurance revenu garanti est calibrée pour compléter l'intervention de la mutualité jusqu'à un pourcentage de votre revenu : si l'indemnité légale augmente, le complément nécessaire diminue d'autant. C'est le bon moment pour vérifier que vous ne payez pas pour une couverture devenue partiellement redondante.
Ce qui est encore en chantier
Un dossier majeur avance sans être encore entré en vigueur : le cadre juridique interfédéral d'indemnisation des catastrophes naturelles. Cinq ans après les inondations de juillet 2021, un accord se dessine autour d'un dispositif à trois niveaux visant une capacité totale de plus de 4,5 milliards d'euros par événement.
Le volet législatif est visé à l'horizon de juillet 2027 : d'ici là, ce sont les règles actuelles qui s'appliquent, avec la limite d'intervention de 188 % des primes incendie en vigueur depuis 2024. Nous détaillons l'architecture prévue dans notre article sur le cadre d'indemnisation des inondations.